La Cie Circa Tsuïca nous propose une plongée dans l’Histoire de France, à une époque qui reste encore emblématique, celle de la Grande Guerre qui aurait dû être la der des der, et dont les anciens combattants se sont à présent éteints.
Cette guerre qui donna à chaque village, dûment orné de la litanie des morts, planté au milieu de la place centrale, son incontournable Monument aux Morts dont les faces encore vierges ne tarderaient pas à se recouvrir également des noms des disparus de la génération suivante.
Et qui dit Monument aux Morts dit fanfares militaires, soldat inconnu, commémorations, discours.
Mais comment parler de cette époque-là quand on est circassien ?
En fanfare, bien sûr, mais aussi en virevoltes, voltiges, tableaux cocasses et dérisoires, incongrus, burlesques, qui retracent à leur façon le grand désordre de la guerre. Les corps désarticulés, mutilés, traversent le plateau en une danse macabre dont le rythme et la folie témoignent paradoxalement d’une énergie vitale qui nous embarque dans un manège tourbillonnant et drolatique.
Une façon originale d’aborder l’Histoire, sans paroles, mais en musique, sans leçon, mais avec une efficacité certaine et une virtuosité à toute épreuve.
« Ces scènes drôles, insolentes ou sans concession quant à l’horreur de la guerre et la bêtise humaine, sont servies par des interprètes engagés dans leur art de façon extrême ».
Festival Le Sirque / Nexon
«...Il faut dire qu’avec Fanfarerie Nationale, un spectacle très fort, le public venait d’en prendre plein les mirettes, les oreilles, l’esprit et le cœur. »
Festival Le Sirque / Nexon