A la croisée des disciplines, la danse verticale explore l’espace, flirte avec le vide, fait basculer le regard. Ce corps suspendu, retenu par son fil élastique est étrangement libre et prisonnier tout à la fois. Libéré de l’humaine condition il s’autorise des obliques impensables, mais vite ramené à sa chaîne, il prend à chaque mouvement la mesure de cette fugace liberté.
C’est justement sur le thème d’un fil légendaire, le fil d’Ariane que Fabrice Guillot a choisi de faire travailler ses interprètes.
Il voit dans ce mythe ce qu’il appelle une « odyssée du masculin » c'est-à-dire le trajet que fait Ariane, de son demi-frère le Minotaure qu’elle sacrifie par amour pour Thésée à qui elle donne le moyen de le vaincre, (le fameux fil qui le guidera dans le labyrinthe), jusqu’à Dionysos, qui la sauve de l’abandon de ce même Thésée et l’épouse,( la ramenant au monde de la magie, des créatures étranges qui peuplent le séjour des dieux.)
Il s’agira de mettre en mouvement, au cours de la traversée du labyrinthe, une sorte de méditation sur le rapport masculin/féminin, soutenue par des chants baroques, classiques et contemporains qui évoquent Ariane.
À noter : deux stages de danse verticale seront organisés avec la compagnie Retouramont. (cf
Actions Culturelles)
En partenariat avec
Le Scarabée
Grand Théâtre. Ligne de Cor/de/s avec la Cie Retouramont
Le Grand théâtre propose, pour l'un des derniers spectacles de sa saison, de retrouver la compagnie Retouramont, déjà programmée à de nombreuses reprises, et dont « Ligne de cordes » est la dernière création. Retouramont, ce sont les compagnons d'un lieu et d'une direction, celle de Josette Joubier, qui pratique avec fidélité l'art du compagnonnage. Retouramont aura ponctué les saisons du Grand théâtre chaque année avec spectacles dans et hors les murs. Pratiquants d'une danse «aérienne », en harnais, suspendus à des cordes, on se souvient des danseuses de la compagnie sur les murs du Grand théâtre, pour une clôture de saison. Par deux fois, Retouramont aura ouvert la saison, entre les tours de Kervénanec pour « Vide accordé » ou avec « Danse des cariatides » dans l'Enclos du port, jouant avec les ombres et la lumière.
Le thème du féminin et du masculin
Cette fois, c'est sur le plateau que leurs aficionados les retrouveront, avec un trio, une danseuse, un danseur et une chanteuse. Toujours suspendu au fil de leurs idées, c'est celle d'Ariane et du Minotaure qui a inspiré le spectacle « Ligne de cordes ». Cordes ou fil, celui qui guide Ariane hors du labyrinthe, celui-ci se dévide verticalement, autour du thème du féminin et du masculin...
LE TELEGRAMME / 26 mai 2011

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