Un bal popu’ est une très bonne occasion de se remettre la tête à l’endroit, oublier l’envers du décor, retrouver la pêche..
Et quand le bal popu s’appelle the Bal’ouf, on peut dire que c’est gagné d’avance !
Couleurs manouches, rumba, twist, tango, musiques orientales ou valse, tout y est pour nous embarquer et nous laisser
contaminer par l’incroyable énergie d’un groupe monté sur ressorts. On multiplie les escales : Barcelone, Kingston en
Jamaïque, Belleville, les saloons de Western, un peu les quatre coins du monde en fait, pourvu que la bonne musique se
dégaine vite… Joie de vivre et humour, sont au rendez-vous du Bal’ouf, entrez, il y en aura pour tous, petits ou grands, …
Personne ne sera perdu, chacun s’y retrouvera…On vous le dit un bal, c’est une excellente occasion pour s’engager
ensemble dans l’aventure d’une nouvelle saison.
Mettez la télé en veilleuse, donnez quartier-libre à tous les soucis du moment et venez simplement profiter d’une soirée à
Trappes, au village de La Merise…
Le Bal'Ouf a mis le feu à la Mamisèle
« S'il y a des soirs où on se pose la question, là on sait pourquoi on fait ça ». Et le « ça » de Jean-Yves Napias, président de La Scène aux champs, c'est le splendide concert donné par le Bal'Ouf vendredi. Une foule compacte - trois fois la jauge précise-t-on à l'organisation - était venue partager un moment fort avec les musiciens.
Sur la scène, les sept membres du spectacle Bal'Ouf concluaient la saison musicale de Saubrigues. François, Lili, Clarisse, Virginie, Mikaël, Julien et Ludo terminaient ce soir-là leur résidence d'artistes par un concert.
Au cœur du concert
Sur un rythme très dansant, arrivent les percussions, les voix assurées : « Let's dance » ouvre le bal. C'est un bal populaire revisité, assez manouche et complètement fou. Il y a les jupons et les boucles de Lili qui volent, les guitares ne sont pas ménagées, Clarisse chante, danse et joue, le batteur est infatigable et Virginie n'aime pas le cha-cha-cha. Les paroles sont assorties, un peu déjantées : « Dans la forêt, avez-vous vu arriver le loup à pas de mouton ? ». Et on invite à danser sur scène une belle fille vue dans la salle.
Pendant ce temps, Laurent Fériol et Arnaud Gineste à la console du son enregistrent le live, un peu inquiets. Mais ils croisent les doigts, tout va bien. Le spectacle est non-stop.
700 personnes
Ils se connaissent depuis quelques semaines seulement, recrutés par audition et déjà, on a l'impression qu'ils jouent ensemble depuis toujours. « Give me the Monkey », le tango, le twist. Avec eux, le public danse aussi. Et puis, Lili prend son accordéon et entonne « Bellila ». Extraordinaire. Elle a une voix gutturale diphonique et reçoit une véritable ovation.
Les artistes partagent leur plaisir d'être là sous les bravos. Il y a près de 700 personnes, beaucoup découvrent la salle pour la première fois ce soir-là. Et Saubrigues devient terre de rencontres. Fatigués par leur semaine de travail intense, les musiciens sont heureux. Clarisse tout sourire raconte ces sept destins musicaux si différents dans le groupe. Leur point commun, la musique. Il y a le rap, la chanson, le yiddish traditionnel, la musique orientale… et François qui fédère, compose tout en laissant une grande place aux autres.
Pour terminer ce moment magnifique, un cadeau : une valse épurée, jouée les yeux fermés par François Petit, composée la nuit même, jamais répétée, et offerte à tous. Elle s'appelle « La Mamisèle ».