ANIMAL

compagnie Flash Marionnettes

Dimanche 5 mars à 16h
Séance scolaire : lundi 6 mars à 10h

Présentation

65 millions d’années avant notre ère : deux dinosaures observent un point brillant dans le ciel. « T’as pas l’impression qu’il grossit ? », dit le premier au second…

Depuis, beaucoup d’eau a coulé dans les fleuves, quelques dinosaures ont survécu à l’astéroïde meurtrier et se sont à nouveau multipliés — on les appelle “oiseaux”. Les mammifères ont grandi et prospéré, des millions d’espèces sont apparues, autant ont disparu. Des prédateurs sont devenus des proies, des proies sont devenues prédateurs, et parmi ces derniers, le plus redoutable : l’Homo sapiens, l’animal sans prédateur, si ce n’est lui-même. Le grand méchant loup ne fait plus peur aux hommes, c’est lui qui a peur, et on ne peut plus parler des animaux comme on le faisait dans les fables d’autrefois.

ANIMAL invente à l’usage des enfants et des adultes quelques fables résolument contemporaines, où les animaux ne sont pas les pâles métaphores de l’homme. On en parle avec nos yeux d’aujourd’hui et avec les peurs du siècle, au rang desquelles l’extinction massive des espèces à laquelle nous assistons en direct… Mais c’est stimulant plus que catastrophiste, car il vaut mieux alerter que gémir. On utilise le rire comme une arme, parce qu’il doit encore et toujours se faire entendre sous l’inquiétude et l’indignation, et parce que, contrairement à ce que croyait Rabelais, il n’est pas le propre de l’homme : nous l’avons en commun avec nos plus proches cousins les grands singes.

Tout « ANIMAL » qu’il s’intitule, notre dernier spectacle n’est pas un chant du cygne. D’ailleurs, les cygnes ne chantent pas, et la mélancolie n’est pas notre genre. C’est un bouquet final plein d’inventions, de surprises, et du meilleur de ce que nous avons toujours tenté de mettre au service de notre art.

Presse

Audacieuse et ô combien inspirée, l’ouverture de saison au TAPS avec l’ultime création de la désormais mythique compagnie Flash Marionnettes, ANIMAL. Fable écologique où le rire est jaune, en espérant qu’il ne soit pas dernier.
D’emblée, on comprend que l’on va en prendre plein les yeux. Une énorme fresque aux dessins inspirés de la grotte Chauvet. Au beau milieu de la scène encadrée par deux immenses totems modulables, un Tyrannosaurus (le fameux T-Rex) et un sauropode surgissent d’un marécage.
Nous voilà donc dans le Crétacé supérieur, soit 65 millions d’années avant notre ère. Juste avant la grande extinction de plusieurs espèces animales et végétales probablement due à l’impact d’un ou plusieurs astéroïdes sur la Terre. Sacré voyage dans le temps ! D’ère en ère, le temps se rembobine et remonte jusqu’à l’Homo consumericus et son nouveau dieu, l’argent. Prédateur par enjeu économique, il se révèle férocement redoutable.
De l’océan aux forêts, rien ne résiste à son expansion folle et démesurée. Avec en vue une possible concrétisation de l’accélérationnisme qui prévoit la destruction totale avant toute reconstruction. Homo consumericus devient le prédateur d’Homo sapiens. La fable ultime. Le constat est sombre, mais l’heure n’est pas à la lamentation, plutôt à l’action avec le rire comme arme absolue d’éducation. Ou comment faire naître des éclats la future génération d’éco-citoyens. ANIMAL semble s’être construit sous cet impératif. Un cri d’amour pour une humanité autodestructrice avec l’espoir non dissimulé qu’elle saisisse sa dernière chance. Flash Marionnette frappe ici son dernier grand coup qui n’est pourtant pas un chant du cygne. La compagnie continuera à tourner cette création et les artistes poursuivront leurs aventures dans moult autres projets. Mais ANIMAL demeurera une pièce maîtresse dans la panoplie des créations estampillées Flash Marionnettes.
En l’évoquant, le soir de la première, Ismaïl Safwan, metteur en scène et auteur, a la gorge nouée sous le regard de Corine Linden, fondatrice de la compagnie. Mis en lumières – et quelles lumières – par Mehdi Ameur, ces fragments d’histoire deviennent les nôtres par le travail titanesque d’une équipe soudée. D’abord, Ismaïl Safwan qui signe ce puzzle aux illusions étourdissantes. Au cœur du dispositif, deux brillants marionnettistes, Vincent Eloy et Michel Klein, ce dernier étant le créateur de la cinquantaine de marionnettes qui défilent dans le remarquable espace scénique signé Jaime Olivares. Ensemble, ils parviennent à recréer l’illusion visuelle et acoustique d’un marécage, d’un zoo aux portes de Vincennes ou d’un fond d’océan. Sans oublier les costumes de Rita Tataï et les effets sonores de Pascal Grussner. Ça aurait pu être accablant : c’est drôle, intelligent, lumineux. Courez-y en famille.

Iuliana Salzani-Cantor, 11/10/2015

Dernières Nouvelles d’Alsace

Mentions

production Flash Marionnettes
co-production Passerelle de Rixheim, Festival MOMIX de Kingersheim

Flash Marionnettes est une compagnie conventionnée avec le Ministère de la Culture (DRAC Alsace).
Ses spectacles sont soutenus par la Ville de Strasbourg, le Conseil Régional d’Alsace et le Conseil Général du Bas-Rhin.

  • Théâtre

    Théâtre / marionnettes dès 7 ans

TARIFS :

Séance tout public : 5€ (tarif réduit) / 7€ (tarif plein)

Pour la séance scolaire du lundi 6 mars à 10h :
3€ élèves SQY / 4€ élèves hors SQY
i.lukowski@la-merise.fr ou 01 30 13 98 58

 

  • Réservation :

    01 30 13 98 51
    reservation@la-merise.fr

  • Durée :

    1H

Vidéo

Distribution

Texte    Ismaïl Safwan
en collaboration avec    Michel Klein et Vincent Eloy
Mise en scène, musique    Ismaïl Safwan
Jeu    Michel Klein et Vincent Eloy
Marionnettes    Michel Klein
Scénographie, peinture    Jaime Olivares
Lumières    Mehdi Ameur
Son    Pascal Grussner
Costumes    Rita Tataï (Atelier la Colombe)
Construction    Jean-François Frering
Régie (en alternance)    Mehdi Ameur ou Pascal Grussner

+ d’infos

Dossier du spectacle